Chapitre 4
Au
Palais des Tuileries, tandis que le couple impérial et les hautes personnalités
de l’Etat s’étaient retirés au premier signe de danger, l’ordre revenait peu à peu.

Dans
le Salon des Ambassadeurs, les conversations allaient bon train. Brelan d’As
protégée par son masque s’approchait lentement du groupe pris à partie par le
mort-vivant avec l’intention d’en surprendre les propos.
-
Monsieur le comte, je suis déçu, disait le Russe à l’Italien.
-
Pourquoi donc, mon ami? Demandait Castel Tedesco avec condescendance. À cause
de l’intervention de la police? Qui, comme à son habitude, est arrivée une fois
l’affaire terminée?
-
Non, pas du tout. D’ailleurs, le préfet de la Seine s’est sauvé le premier,
sans un mot d’excuse. Quant au préfet de police, il s’est empressé de rejoindre
son ministre, le marquis de La Valette.

-
Expliquez-vous, monsieur Sermonov, s’impatientait le comte.
-
Convenez-en tout comme moi. L’intervention de votre homme n’était pas au point.
Certes, le Ministre des cultes a fait son effet, mais guère plus.
-
Tout cela parce que des laquais l’ont entouré et menacé. Il s’agissait
certainement des membres de la bande de Frédéric Tellier.
-
Oui, en effet, mais pas seulement. Ah! Il eût mieux valu faire appel à
l’intelligence artificielle plutôt qu’à ces permutations obsolètes d’identités!
-
Intelligence artificielle? Vous usez de ces mots! Je ne puis mettre au point
que des automates humains. Or, c’est déjà beaucoup.
Parvenue
à proximité des deux comploteurs, Brelan fit alors tomber habilement son
éventail en poussant un petit cri de contrariété. En parfait gentleman, le
comte italien se baissa et ramassa le précieux et futile colifichet pour le
remettre à la jeune femme avec un sourire affable.
-
Chère madame, ne soyez donc point si troublée, fit Castel Tedesco, l’incident
de tout à l’heure est clos. Il ne s’agissait que d’une farce, de mauvais goût,
je vous le concède, mais sans plus.
-
Merci pour votre politesse, répondit Louise en balbutiant. Je me sens lasse. Je
pense me retirer.
La
jeune femme papillonnait, jouant l’évaporée à ravir bien que des sentiments
mitigés vinssent se bousculer dans sa tête. En effet, l’ex-aventurière avait
reconnu le regard d’acier inoubliable du comte Galeazzo di Fabbrini, surnommé à
juste titre le Maudit.

Battant
en retraite avec un art consommé, cachant sa confusion, Louise se heurta à
Tchou, qui, de son côté, avait identifié Sarton sous le maquillage de Sermonov.
Après
une vague excuse grognée rapidement, le faux Chinois partit en courant, tentant
de rattraper l’Artiste afin de l’avertir du danger que représentait un tel
allié pour di Fabbrini. Opalaand était tout à fait conscient qu’il lui faudrait
fournir des explications à Tellier.
Quant
à Madame de Frontignac, encore sous le choc de regard de Galeazzo, elle regagna
sa voiture, attendant avec impatience des nouvelles de Frédéric.
«
Ce Chinois, d’une taille gigantesque, doit être Tchou. Il m’a bousculé et s’est
enfui. À savoir pourquoi! Seigneur! Qu’il est laid! ».
Pendant
ce temps, dans les arènes de Lutèce, l’Artiste affrontait sans frémir les
créatures de la nuit, toutes nées du cerveau maléfique du comte di Fabbrini.
Avec une nonchalance feinte, Tellier attendait le premier assaut de l’homme de
glaise qui, lourd et massif, s’avançait mécaniquement vers sa proie, les bras
ouverts, avec l’intention évidente de la broyer. Mais voilà! L’Artiste était
bien trop rapide pour cette caricature du Golem.

Or,
il faut savoir que le sol de l’arène était particulièrement glissant par
endroit, des flaques d’eau de la dernière averse subsistant.
Frédéric
avait identifié presque immédiatement la matière qui constituait l’homme de
boue. Usant de cet avantage, faisant semblant de fuir soudainement, il entraîna
derrière lui le monstre juste à l’endroit le plus spongieux de l’arène.
L’inévitable
survint. Pris dans le piège du trou d’eau, de ce sol faisant office de sables
mouvants, l’homme de glaise, handicapé par sa masse, se mit à s’enfoncer, avalé
peu à peu par cette terre traîtresse, métamorphosée en animal affamé.
Ainsi,
ce triste épigone raté du Golem finit les membres liquéfiés et mangés à la fois
devant un Frédéric Tellier déjà occupé à
se battre contre le pantin de bois.

Cette
fois-ci, Victor Martin avait affaire à un adversaire nettement plus coriace que
le précédent car plus intelligent. Son agilité ne lui servait pas à grand-chose
et l’Artiste se retrouva bientôt le cou enserré dans des mains dotées d’une
force surhumaine.
Était-ce
là la triste fin qui attendait le plus grand voleur de ce siècle?
Le
souffle court, don Iñigo réfléchissait à toute vitesse malgré sa situation
délicate. Ignorant la douleur et refusant de céder à la panique, il se souvint
qu’il avait toujours sur lui une boîte d’allumettes suédoises, des tampons
d’ouate ainsi qu’un petit flacon d’essence. Bien d’autres objets hétéroclites
se trouvaient également en sa possession expliquant ainsi comment Tellier
parvenait à se sortir des dangers les plus imminents.
Mais
il fallait faire vite car le temps qui restait à l’Artiste se comptait
désormais en secondes. D’une main, il parvint à sortir tampon, boîte
d’allumette et flacon. Puis, difficilement, il enflamma l’essence et jeta
l’étoupe sur le mannequin de bois, qui, construit dans un résineux, prit feu
rapidement.
Transformé
en un temps record en véritable torche, le pantin acheva de se consumer alors
qu’un troisième assaillant se présentait devant Frédéric. Cette fois-ci, il
s’agissait de l’être de cristal.

Ayant
déjà jaugé les capacités de l’entité, comprenant la tactique à suivre, Victor
Martin se mit à courir comme un feu follet en direction des gradins. Notre
voleur en escalada les marches promptement, immédiatement imité par le cristal
humanoïde qui, malheureusement pour lui, ne parvint pas jusqu’au sommet,
glissant malencontreusement sur une dalle à demie descellée.
La
créature fit une chute de plusieurs mètres sans pousser un cri et finit brisée
en mille éclats éparpillés sur le sol meuble.
Le
dernier adversaire, l’être phosphorescent, au lieu d’affronter l’Artiste, prit
le parti de s’enfuir afin, sans doute, de rapporter à son maître ce qu’il en
était.

Par
les ruelles enténébrées, la démoniaque créature se faufila jusqu’au Palais des
Tuileries, impossible à suivre tant sa vitesse était élevée.
Le
comte de Castel Tedesco attendait avec impatience le rapport de ses sbires.
Ce
fut dans la galerie de Diane que la femme Hindoue, qui incarnait l’air, raconta
d’une voix hachée par la course, le résultat du combat à un Galeazzo furieux
devant l’impéritie de ses esclaves. Le comte ne put retenir une exclamation de
colère lorsque la jeune femme eut achevé son récit.
-
Je suis entouré d’imbéciles! Pourquoi l’avoir attaqué séparément au lieu d’agir
tous ensemble?
-
Maître, nous avions cru que…
-
Cela suffit! Au moins, as-tu pu identifier ce curieux qui ose se mettre en
travers de mes projets? Allons, parle!
-
Maître, je ne connais point cet homme… je ne l’avais encore jamais vu, répondit
la servante en baissant les yeux. Tout ce que je puis dire, c’est qu’il est de
haute stature, la figure un peu longue et le cheveu brun. Véritable funambule,
il semble fait de vif argent. L’élu de Vishnou a failli découvrir l’entrée de
votre laboratoire secret. En fait, c’est pour cela que vos créatures l’ont
attaqué. Makoudou a donné l’alerte et, aussitôt, les autres se sont rués. Mais
le béni des dieux les as vaincus.
-
Maintenant, où est-il? Tu l’as laissé seul là-bas?
-
Maître, il a commencé par vouloir me suivre mais il s’est arrêté et a changé
d’avis, sans doute épuisé par toutes ces luttes.
-
Fâcheux, vraiment fâcheux, enchaîna Sermonov. Comte, il va falloir changer
d’adresse au plus vite. À moins que… faites-moi confiance et donnez-moi carte
blanche. Vous ignorez ce que je puis…
Réfléchissant,
Galeazzo ne répondit à cette offre qu’au bout de quelques secondes. Enfin, il
acquiesça.
-
Maître, qu’avez-vous? Questionna hardiment l’Hindoue. Vous paraissez troublé…
-
Un funambule, un danseur de cordes, un enfant de Paris… lui! Encore et toujours
lui! Je n’en finirais donc jamais? Ah! L’Artiste! Sublime adversaire, il faudra
bien que je te tue! Fils dénaturé, jusqu’où vas-tu me pousser?
-
Comte, s’il s’agit bien de ce Frédéric Tellier dont vous m’avez tant parlé, répliqua
Sermonov, il est humain, trop humain! Et par là donc fort vulnérable… vous
connaissez son pont faible: sa fidélité en amitié.
-
Par ma foi, tu raisonnes juste, le Russe. Beauséjour… le sieur Saturnin de
Beauséjour… je sens poindre une idée… démoniaque, bien sûr…
***************
Tchou
ne réussit à rejoindre Victor Martin qu’une fois l’assaut terminé. Ce fut
presque par hasard d’ailleurs qu’il pénétra dans les arènes de Lutèce.
Avisant
alors le roi de la pègre, il courut à lui, encore tout essoufflé. Sur la
défensive, Tellier l’accueillit par une prise de Jiu-jitsu, science qui n’avait
pas encore atteint l’Occident mais que lui, par ses multiples voyages
pratiquait.
-
Halte! Qui va là?
Un
grognement lui répondit.
-
Ah! C’est donc toi! S’exclama Tellier, desserrant sa prise qui étranglait
proprement le Chinois.
-
Oui, Maître, c’est Tchou.
-
Tu arrives un peu tard, ne penses-tu pas? Qu’as-tu à me dire? Persifla
Frédéric.
-
Pardonnez-moi, Maître, mais vous avez filé comme le vent et j’étais encore sous
le choc de l’attaque du mort-vivant. Connaissez-vous l’identité du bras droit
du Maudit?
-
Il s’agit sans doute de ce détective russe, le dénommé Dmitri Sermonov…
-
Non Maître, cette identité est un leurre! Affirma avec force Opalaand. En
réalité Sermonov se nomme Sarton.
-
Ah! Qu’est-ce que cela change? Comment sais-tu cela, toi?
-
Cela change tout. Je l’ai côtoyé lorsque je servais le prince Vorlov. À
l’époque, il était au service du boyard Danikine. Or, il s’est approprié les
résultats des recherches du savant et a dû monnayer ses connaissances auprès du
comte di Fabbrini.
-
Quelles recherches?
-
La destruction universelle, l’Armageddon.
-
Comment une telle horreur pourrait-elle être possible?
-
Par la science de la matière, la maîtrise de la fragmentation de l’atome.
-
Tu prononces là des mots forts étranges, Tchou…
-
Maître, ces mots terribles cachent l’Apocalypse, le feu universel qui dévorera
la Terre tout entière. Le Maudit pense régner sur ces ruines fumantes. Il a tort!
Quelle dérision!
-
Viens. Il me semble que tu en sais beaucoup. Beaucoup plus que moi.
-
Où allons-nous? Au bal? Ce n’est plus la peine. Brelan d’as, vos yeux dans le
monde, a regagné sa voiture.
-
Alors, dans ce cas, rejoignons-la. Nous ferons le point ensemble.
D’un
pas rapide, Tellier s’engagea dans la rue Monge, suivi par un Tchou perplexe
qui essayait de ne pas se laisser distancer. Opalaand était conscient d’avoir
affiché trop de connaissances. Comment allait-il se sortir de ce mauvais pas?
Notre Haän était fort embarrassé.

Quinze
minutes plus tard, Victor Martin, Louise de Frontignac et le faux Chinois
mettaient en commun les informations glanées durant cette soirée mémorable. La
jeune femme retenait mal son impatience. Elle fut la première à s’exprimer.
-
Frédéric, plus aucun doute à avoir. Notre adversaire est bien le comte Galeazzo
di Fabbrini. J’ai reconnu ses yeux d’un bleu si sombre qu’ils en paraissent
noirs et qu’on dirait la nuit même en train de vous absorber.
-
Hélas! J’aurais tant voulu qu’il en fût tout autrement! Soupira l’Artiste.
Galeazzo nous sommes donc condamnés à nous combattre sans cesse… pour
l’éternité… toi, mon ancien protecteur, moi ton disciple rebelle, qui préfère
la vie à la mort, la lumière aux ténèbres, la joie au désespoir…
-
Notre destin le veut ainsi mon ami, pour racheter nos erreurs passées…
-
Parfois, je trouve ce fardeau trop lourd à porter. Mais ce n’est pas le moment
d’avoir des états d’âme et de céder au spleen, ce mot si cher à Baudelaire…
qu’en est-il du reste de la bande, Tchou?
Soulagé
de voir que Tellier ne revenait pas sur sa bévue, le pseudo Chinois se hâta de
répondre.
-
Sous la conduite du Piscator

qui est sorti indemne de l’affrontement avec le
Chef du Département des cultes au Ministère, tous se sont retirés avec plus ou
moins de plaies ou de bosses,
-
C’est cela, fit Brelan, coupant la parole à Tchou. D’ailleurs, vous vous êtes
empressé de quitter les lieux…
-
Pour partir voir si le Maître n’avait pas besoin de mon aide…
-
Pas d’acrimonie entre nous, rétorqua l’Artiste. J’irai voir le Marseillais dans
la journée. Pour l’heure, nous avons tous besoin de repos. Alors, mes amis, à
tantôt. Je vous ferai signe.
Le
front soucieux, Frédéric descendit de la voiture de Brelan et s’enfonça dans
l’obscurité. À quoi ou à qui pensait-il? À Tchou et aux nombreux mystères qui
le concernaient… mais aussi à Galeazzo, cette flamme noire qui l’avait attiré
jadis pour son plus grand malheur…
Louise
et le pseudo Chinois se séparèrent à leur tour, pensant à tort qu’aucun nouvel
incident ne se produirait cette nuit.
***************
Près de deux heures avaient passé. Déjà l’aube
pointait. À proximité de la rue Saint Paul, les livreurs de lait, les
conducteurs de fiacre ou encore les palefreniers déjà s’activaient.
Pourtant,
dans la demeure de Saturnin de Beauséjour, le silence le plus profond avait
encore droit de cité. Le vieil homme dormait d’un sommeil béat au fond d’un
matelas douillet, bien protégé du moindre courant d’air par l’entassement de
trois couvertures et d’un édredon. En outre, le crâne de l’ancien fonctionnaire
était recouvert d’un bonnet de laine à pompon comme il était d’usage à
l’époque.
L’ex-chef
de bureau ronflait, bien loin d’imaginer qu’il allait se réveiller dans un lieu
qu’il aurait souhaité ne jamais connaître. Gavroche, son animal de compagnie,
reposait au pied du lit, couché en boule au creux d’un coussin de velours.
Soudain,
quatre ombres furtives, pénétrant par effraction, sautèrent de l’appui de la
fenêtre dans la chambre. Elles venaient d’en forcer le loquet.
Aussitôt,
le petit chien se réveilla et bondit sur les intrus tout en aboyant. Mais le
malheureux caniche n’eut pas le temps d’attaquer car l’un des malfaiteurs
parvint à le saisir par le coup et l’envoya voler à travers la pièce avec une
telle force que l’animal retomba sur le parquet la nuque brisée.
Quant
au bonhomme Saturnin, il fut rapidement soulevé de son lit puis ligoté et
bâillonné. Réveillé en sursaut, il ne put que rouler des yeux emplis
d’incompréhension et de frayeur à la vue de ses agresseurs et lancer des cris
muets, croyant être la victime d’un cauchemar.
En
effet, les assaillants étaient déguisés de manière à paralyser de terreur le
vieillard. Ainsi, Makoudou, déjà entrevu, cachait son visage derrière un masque
d’homme babouin à crinière de raphia. Un de ses compagnons ressemblait à la
momie animée de l’Inca Atahualpa. Le troisième n’était autre que le nain magyar
dont la laideur naturelle était propre à susciter l’angoisse. Quant à l’Hindoue
Haïné, encore revêtue de sa tenue phosphorescente, elle venait compléter le
quatuor, lui ajoutant une grâce surnaturelle plus marquée.
Trop
de peur dans le cœur de Beauséjour s’était accumulé. Le retraité finit par
perdre conscience à demi étouffé par le bâillon qu’il avait dans sa bouche. Ce
fut ainsi qu’il monta dans un corbillard qui prit la route de Vincennes au pas
de ses rosses. Les caves d’Absinthe d’amour n’allaient pas tarder à recevoir un
nouvel hôte.
***************
Dans
le vaisseau Langevin, qui voyageait à cent vingt-cinq fois la vitesse de
la lumière, Violetta trouvait que son oncle Daniel se complaisait dans des
descriptions gothiques du plus mauvais effet. À ses yeux, cela ralentissait le
récit.
-
Mais ce Saturnin devait bien voir que les bandits étaient déguisés! Tu
inventes, là, tu en rajoutes… non?
-
As-tu déjà été sortie brutalement de ton sommeil, ma fille? N’as-tu pas connu
ce sentiment de désorientation qui en résulte? Répliqua ironiquement Daniel
Lin.
-
Je ne m’en souviens pas.
-
Ah! Quant à moi, la dernière fois que cela m’est arrivé, c’est lorsque a débuté
le temps alternatif qui nous a obligés le commandant Fermat, ta mère et
moi-même à retourner dans le passé afin de faire obstacle aux machinations des
Haäns.
-
Que ressent-on oncle Daniel?
-
De la confusion, des difficultés à rassembler ses pensées. Y compris dans mon
cas. Un malaise. L’impression d’être plongé dans un monde différent dont la
logique nous échappe. Tu n’es plus capable de retrouver tes repères habituels.
Tu crois vivre un prolongement de ton rêve.
-
Je crois que je saisis. Pourquoi les personnes qui vivaient autrefois
étaient-elles persuadées que les fantômes, les monstres et les vampires
existaient bel et bien?
-
Te répondre par le fait que l’ignorance dominait serait trop simple.
-
Cela veut-il dire que les fantômes sont réels?
-
Non, bien entendu. Cela signifie avant tout que l’Univers tel que nous le
connaissons, ou du moins tel que nous sommes capables de l’appréhender est
beaucoup plus complexe que nous le croyons. Il ne comporte pas simplement
quatre dimensions mais bien plus… il nous reste beaucoup encore à explorer.
Cela prendra des centaines et des centaines de générations. L’aventure humaine
ne fait que commencer, Violetta.

Sur
ces paroles, le commandant Wu s’en alla, laissant la jeune métamorphe plongée
dans la plus grande perplexité. Il rejoignit le laboratoire de biologie où il
lui tardait de vérifier l’état d’avancement d’une expérience des plus
prometteuses.
***************