Alban
de Kermor, ce bouillant jeune homme, avait pris des risques.

Ce
mercredi, à Versailles, Louis XVI recevait tous les sujets de son royaume qui
désiraient lui remettre des placets. Le comte légitimiste avait donc revêtu ses
plus beaux atours, c’est-à-dire un habit de velours à passements d’argent. Il
n’avait pas omis de se coiffer d’une perruque soigneusement poudrée. Comme son
titre lui en donnait le droit, il portait une épée à la poignée finement
ciselée sur son flanc gauche. Ainsi, il était à croquer. Ce fut pour toutes ces raisons qu’Alban passa
fièrement devant les loueurs d’épées qui tenaient commerce devant les grilles
du château.
En
cette heure pas si matinale les différentes cours étaient déjà fort encombrées.
Ne se démontant point devant tant de presse, le jeune comte parvint jusqu’à la
Galerie des Glaces. Là, la foule s’agglutinait encore plus si possible, en
attente de l’apparition royale. Près des portes-fenêtres, des laquais en grande
tenue rajoutaient au décorum déjà impressionnant.
Les
gardes françaises tenaient les portes. On reconnaissait les soldats de la
compagnie par leurs uniformes bleus et rouges.

De
multiples conversations, même à mi-voix, cela faisait un brouhaha qui pouvait
engendrer la migraine chez quiconque était adepte de la sérénité campagnarde.
Comme ce n’était pas le cas pour notre fougueux adolescent, tout allait donc
pour le mieux pour lui. Sauf que Kermor ne connaissait personne dans cette
foule et qu’il se sentait isolé. De plus, pour la première fois de sa courte
vie, il avait le trac. Aux creux de son estomac, une boule se nouait. Jamais il
n’avait expérimenté une telle sensation, y compris lors de sa présentation au
comte d’Artois. Mais il faut dire qu’à l’époque, il n’avait pas cinq ans!
Néanmoins,
comme Kermor voulait porter dignement son nom en mémoire de ses ancêtres, il
refoula son malaise doublement compréhensif. N’allait-il pas voir et échanger
quelques paroles avec le souverain martyr qui avait terminé son existence au
fin fond d’un cachot sordide, mort de faim et de consomption tel Richard II?
La
deuxième raison de son trac provenait du fait qu’Alban contrevenait,
volontairement, aux ordres pourtant fort clairs du commandant Wu. Il y avait
plusieurs jours qu’il avait prémédité son coup. Se tenant en retrait des autres
tempsnautes, la plupart du temps retiré dans une soupente, il avait rédigé un
mémoire, baptisé pompeusement, « Manuel de la bonne gouvernance ou comment
éviter les révolutions et autres coups d’Etat à l’anglaise », avec pour
sous-titre « Comment neutraliser un futur Cromwell ».
Depuis
trois jours, le comte semblait avoir échappé à la surveillance de Fermat. Même
Daniel Lin paraissait l’ignorer. Du moins Alban le croyait-il. Quant à Violetta
Grimaud, elle se cloîtrait dans un bureau pour rédiger lettre d’amour sur
lettre d’amour, composer des poèmes alambiqués qu’elle adressait ensuite à
Guillaume mais qu’elle omettait de remettre tant elle était consciente de se
sentir ridicule.
De
son côté, Louise contait fleurette à Gaston de la Renardière tout en lui
cuisinant de bons petits plats au grand dam de la domesticité. Depuis quand les
grandes dames monopolisaient-elles les fourneaux?
Les
conversations et les apartés se turent enfin. Sa Majesté, annoncée par un garde
de la porte au hoqueton blanc et or, pénétra de son pas débonnaire dans la
Galerie. Aussitôt, quelques courtisans s’inclinèrent profondément. Vergennes
fit écarter quelques importuns.

-
Mais non, monsieur, fit alors le roi,
laissez! Mes sujets ont le droit de me voir et de me faire part de leurs
requêtes.
-
Sire, reprit le ministre, vous savez comme moi ce qu’en ont dit nos
informateurs. J’aurais préféré que vous annulassiez cette audience
hebdomadaire.
Haussant
légèrement les épaules, le monarque poursuivit son chemin, accordant sourires
et paroles gracieuses à ses fidèles sujets. Il accepta les lettres, les placets
et les demandes avec son habituelle courtoisie. Enfin, son regard de myope
s’avisa de la présence d’un tout jeune homme. Incompréhensiblement, celui-ci semblait
tout faraud. Or, dans la Galerie des glaces, tous les hommes, sans exception,
éprouvaient du respect envers la personne royale. Louis en était conscient,
mais pour cet inconnu, il y avait plus, bien plus, quelque chose qui
s’apparentait à l’idolâtrie.
Parvenue
à deux pas de l’adolescent, Sa Majesté demanda:
-
Quant à vous, monsieur, pourquoi êtes-vous venu me voir? Vous avez dû voyager
longtemps je suppose pour me rencontrer…
-
Oh oui, sire! Je viens de loin, de fort loin en vérité… de bien plus loin que
ma Bretagne natale.
Louis
XVI se mit alors à dévisager Alban, fronçant son regard flou comme s’il
cherchait à faire le point.
-
Monsieur, je ne vous ai encore point vu séant à ma Cour. Cependant, vos traits
me paraissent familiers. N’appartiendriez-vous pas à cette noble et ancienne
famille des Kermor?
-
Oui, sire, c’est exact. Je me nomme Alban de Kermor, pour vous servir.
Disant
ces mots, le comte esquissa une révérence.
-
Ah! Mais Kermor s’en est allé faire fortune aux Indes Occidentales.
-
Cela est vrai, Votre Majesté. Je suis un parent, un proche parent. Il fallait
absolument que je vous visse. Sire, j’ai ceci à vous remettre. Promettez-moi de
lire ce mémoire.
Derrière
les deux hommes, en retrait, Vergennes marquait son impatience. Le plus discrètement
qu’il le put, il fit signe aux gardes de la porte ainsi qu’aux
gardes-françaises de se rapprocher. En effet, le Cabinet du roi avait été
averti de la possible intrusion d’un Damiens à Versailles en ce mois d’avril
1782.

Ainsi Galeazzo di Fabbrini avait réussi à gagner la confiance de Louis
XVI, à le subjuguer même. Or, justement, l’Ultramontain devait être reçu
secrètement par le roi Bourbon le soir même avec l’aval du Ministre de la
Guerre, le marquis de Ségur.
Troublé
au-delà de l’entendement, Alban tendit une liasse assez épaisse à Sa Majesté.
S’en saisissant, le souverain ajusta des lorgnons et fit:
-
Manuel de la bonne Gouvernance… Monsieur de Kermor, vous n’êtes point le
premier à me vouloir conseiller. Vu votre jeune âge, je vous trouve bien
présomptueux de vous arroger ce droit.
-
Sire, lisez ces pages, je vous en conjure! La Monarchie en France ne s’en
portera que mieux.
-
Après tout…
Avec
curiosité, Louis XVI se mit à feuilleter quelques pages du manuscrit.
-
Tiens… me méfier de Chartres. Oui-da, mais… plus encore, de Condé… de di
Fabbrini et de… Buonaparte? Je ne connais point ce dernier nom…
-
Sire, le comte di Fabbrini, vous l’avez vu… cet italien fourbe et faux comme un
diamant du Canada…
Cependant,
le monarque progressait dans sa lecture, allant de surprise en surprise.
-
Hum… ne pas rétablir la connétablie… pourquoi le ferais-je? Refuser les canons
à tirs multiples… les machines à vapeur améliorées. Ah! Hélas! Monsieur de
Kermor, j’ai saisi. Vous ne vous gaussez point de moi, je le reconnais, mais,
pourtant, votre raison a fui dans les brumes anglaises, assurément.
-
Sire? Comment? Vous vous méprenez sur mon compte. Mes intentions sont pures et
honorables.
-
Certes. Pourtant je décèle dans votre accent des pointes anglo-saxonnes.
Vergennes
se pencha alors vers son souverain.
-
Sire, l’arrêtons-nous?
-
Je crains qu’il ne faille en effet me résoudre à une mesure aussi sévère. Ce
jeune Kermor n’est pas simplement un fou mais aussi un espion au service de
George III.
Alban
avait entendu les dernières paroles du roi. Son visage passa par toutes les
couleurs. Quelques gouttes de sueur coulèrent de son front. L’adolescent
impulsif allait sans nul doute dégainer son épée et résister à l’ordre royal
mais un garde entoura soudainement son torse, lui ôtant ainsi toute velléité de
violence.
Au
bord du désespoir, le jeune comte hurla:
-
Votre Majesté! Sire, vous êtes perdu et tous les Bourbon de France avec vous!
Les lys seront piétinés, déchirés par les abeilles!
Pour
faire taire le freluquet que tous les courtisans observaient avec un air
outragé et réprobateur, un deuxième garde l’assomma. Avec un profond soupir
empli de tristesse, Louis XVI dit:
-
Qu’on conduise cet esprit égaré au Châtelet et qu’on le questionne, sans
toutefois dépasser mes ordonnances.
-
Sire, il en sera fait selon votre bon plaisir! Acquiesça l’officier des
gardes-françaises commandant ce jour-là la compagnie.
Dans
sa mésaventure, Alban de Kermor avait eu de la chance. Depuis 1779, la question
avait été abolie en France et ce, grâce à Necker. La torture ne le serait à son
tour qu’en 1787.
****************
1805.
Pierre-Simon
Laplace,

astronome, membre de l’Académie des sciences, père de la théorie
cosmologique des nébuleuses, mettait en garde Sa Majesté Napoléon Premier
contre les détraquements du cosmos. Depuis une vingtaine d’années, les trous
noirs newtoniens, déjà observés par Herschel, s’étaient concrétisés et
multipliés, et, désormais, mettaient en danger l’espèce locale du Système Sol.
Les lunettes astronomiques améliorées ainsi que les télescopes avaient en effet
détecté la présence de deux trous noirs à quelques encablures seulement du
système centaurien.
La
publication du mémoire de Laplace à l’Académie n’ayant pas suffi, l’astronome
avait sollicité une audience personnelle à Sa Majesté Impériale. Bien que son
emploi du temps fût chargé, Napoléon, qui se piquait de science et était
lui-même membre de l’Académie dans la section mathématique et géométrie, avait
accordé ledit entretien, à la condition qu’il ne dépassât pas dix minutes.
Laplace
fut donc reçu au pas de charge, le souverain dictant quatre lettres à la fois à
Caulaincourt, Cipriani, Roederer et Portalis.

-
Tout ce que vous me dites doit se produire à quelle date? Fit l’Empereur
sèchement.
-
Sire, les calculs sont assez complexes. Je ne puis fournir qu’une fourchette.
Au mieux, avant la fin du siècle…
-
Mais encore?
-
Disons… une génération.
-
N’y a-t-il aucune mesure à prendre? Aucune parade à envisager?
-
Sire, au niveau humain, hélas non. J’ignore la cause de cette multiplication
d’ogres noirs.
-
Depuis quand connaissez-vous l’existence de ces avaleurs d’étoiles?
-
Au mitan du règne de Louis XVI, l’astronome Herschel fut consulté parce que des
phénomènes étranges touchaient l’Europe tout entière. Il put localiser alors la
présence d’un trou noir à proximité de notre système solaire, mais des sources
plus lointaines révèlent que l’existence de ce trou noir avait été détectée dès
le XVIIe siècle en Asie. Des fouilles dans l’Empire des Indes ont donné une
date. Des calendriers solaires et lunaires établis par les astronomes persans
et indiens montrent que la Cour d’un certain Shah Jahan se préoccupait déjà de
ce danger en 1637. Des tablettes de prédictions avançaient cette date pour la
fin du monde.
-
Enfin, cette date, la savez-vous? Jeta l’Empereur nerveux.
-
Sire, 1845! Le souverain Moghol se sentait inexplicablement coupable. Il se
voyait à l’origine de cette épée de Damoclès suspendue sur la Terre entière. De
plus, il appert que Shah Jahan avait interdit d’une manière drastique
l’activation d’une idole mécanique surnommée Le Souffle du Djinn. Une
miniature persane faisait en effet la relation entre Le Souffle du Djinn et
une idole du Moyen Âge connue sous le nom de Baphomet.
-
Allez au but. Pourquoi tant de circonvolutions?
-
Sire, voici la représentation schématisée de la miniature persane et là, celle
du Baphomet.
D’un
geste vif, le souverain impérial se saisit des deux gravures. Il eut une injure
en corse.
- Monsieur Laplace, je crois avoir les moyens
de conjurer la menace.
-
Sire, à moins d’un miracle, nul ne peut s’opposer aux forces du cosmos!
-
Si! Quelqu’un en qui je puis avoir confiance. Vous pouvez vous retirer. Quant à
vous, messieurs, faites de même. Le courrier attendra.
Caulaincourt,
Cipriani, Roederer, Portalis et Laplace s’inclinèrent et obéirent. Qu’avait en
tête Napoléon?
***************
Le
réseau d’espions dont le maillage serré s’étendait jusqu’à la Cour de
Saint-Pétersbourg et jusqu’aux marges de l’Asie fut activé sous la direction de
Joseph Fouché. Cependant, quelqu’un coiffait occultement l’ancien moine, le
comte Galeazzo di Fabbrini.
L’Ultramontain
alternait sa présence entre 1782, 1805, 1808 et 1825. Ainsi, l’Empereur avait
tu à l’astronome le fait qu’il avait identifié sur les miniatures un automate
qui avait eu son heure de gloire aux frontières de son Empire, le joueur
d’échec de Van Kempelen.

Dernièrement,
la mécanique s’était produite avec succès à la Cour du tsar Alexandre et même
l’Empereur François d’Autriche avait été ébloui par les exploits de la machine.
Les réseaux de Schulmeister, l’espion d’origine alsacienne, ayant signalé la
présence du jouet à Ulm, l’Empereur français décida donc d’une expédition
militaire préventive contre le souverain du Saint-Empire afin de lui faire
comprendre qu’il devait se plier à la volonté de la France. Cette expédition ne
serait pas seulement un leurre mais l’objectif réel de Napoléon restait bien de
mettre la main sur le Baphomet. Tous les savants sous les ordres du Corse
devaient se pencher sur la machine, la démonter afin d’en percer les secrets.
Galeazzo
di Fabbrini qui, pour l’heure, jouissait de la confiance de Sa Majesté
Impériale, avait fait comprendre à celle-ci que le Baphomet était un portail menant
à des ailleurs non chimériques mais autres. Il lui avait révélé également que
l’utilisation sans frein de ce véhicule était incontestablement à la source des
perturbations que connaissait le Système solaire. Cependant, ni le comte ni
l’Empereur ne pouvaient se douter de l’existence d’une protection adjointe au
Baphomet qui, ainsi, empêchait tout intrus de s’emparer du véhicule atypique.
Les
aléas de la Grande Histoire firent que Napoléon ne mit la main sur l’automate
qu’en 1808, à Milan. Il lui avait fallu d’abord battre l’Empereur d’Autriche,
Frédéric-Guillaume III de Prusse et le tsar Alexandre.
Pour
mémoire, les méandres de ce récit sont si complexes qu’il est bon de rappeler
que Daniel Lin Wu Grimaud, celui de la piste 1722 et André Fermat devaient
voler le Baphomet afin de rattraper Daniel Deng sous la pelure de Zoël Amsq.
Mais, ici, en cette micro seconde, il ne s’agissait pas des mêmes personnages,
des mêmes avatars car la réalité quantique était d’une complication telle que
Daniel Lin était à la fois Daniel Wu, Daniel Grimaud, Daniel Deng, Dan El et…
Antor, autrement dit A-El.
***************
Palais
ducal de Milan, 12 septembre 1808. La partie d’échecs historique allait être
annoncée. Sa Majesté Napoléon Premier fit son entrée avec un léger retard et
demanda sèchement à van Kempelen de lui faire la démonstration d’absence de
trucage de l’automate. L’aventurier s’exécuta avec un sourire figé. Par rapport
aux gravures connues de l’Empereur, la tête du Baphomet était à peine
identifiable, toute enturbannée et peinturlurée qu’elle était avec, en sus, une
paire impressionnante de moustaches. Le mannequin, vêtu à l’orientale, avait
passé sur sa main gauche un gantelet de fer. Or, c’était cette main qui
manipulait les pièces du jeu d’échecs.
Malgré
tout ce maquillage, Napoléon ne s’y trompa pas. Il voulait vaincre, il le
devait car ce n’était pas seulement le sort de l’Empire qui était en jeu mais
aussi celui de la Terre et de l’espèce humaine.
***************
Dans
une cave aménagée en chambre à peu près confortable, heureusement que la belle
saison approchait, le jeune Napoléon Bonaparte subissait un lavage de cerveau
en règle. Sur le mur qui faisait face à son lit de fer, un drap avait été
tendu. Il servait de toile sur laquelle étaient projetées des scènes de
lanterne magique, et ce, seize heures sur vingt-quatre. Ces séquences
s’accompagnaient d’effets sonores avec des machines d’amplification du son.
Tour
à tour, Galeazzo, James Mason, Stewart Granger, Bette Davis et quatre ou cinq
nobles dévoyés se succédaient pour asséner un message fort simple à
l’adolescent: c’était lui l’héritier légitime de la couronne de France. Il lui
appartenait de s’emparer du pouvoir et donc de démettre ce gros benêt de Louis
XVI.
La
nourriture du jeune Napoléon était droguée afin de lui ôter tout sens commun,
et même lorsqu’il sombrait dans un sommeil agité, celui-ci était interrompu par
la reprise du spectacle de fantasmagories.
À
ce régime-là, l’adolescent de treize ans perdit vite pied. En dix jours, il fut
à point.
Johann
avait fourni le matériel et le comte di Fabbrini maîtrisait à la perfection
cette technique pourtant nouvelle pour lui. Ainsi, faisant preuve d’une
imagination merveilleuse, il avait réussi à monter des scènes patchwork
d’images d’Épinal fort colorées, de détails de peintures célèbres regroupant
tous les tableaux de batailles des Napoléonides sur plusieurs siècles, de la
fin des années 1790 au début du XXVIe siècle.
Dans
l’ordre, David, Gros, Ingres, Géricault, Vigée-Lebrun, Winterhalter, Hippolyte
Flandrin, Gustave Moreau, Meissonnier, Édouard Detaille, Corot, Puvis de
Chavannes, Monet, Renoir, Gauguin, Modigliani, Braque, Derain, Matisse,
Magritte, Otto Dix, Emile Nolde, Bacon, Andy Warhol, Vasarely, Calder, Arno
Breker, (sculpture prométhéenne de Napoléon VII), Picasso, Dali, ( portrait de
Napoléon VIII, très étiré comme du Gréco, avec des teintes tirant sur le rouge
au lieu du vert), Fougeron, ( la soumission des Centauriens), la fresque de
Basquiat qui représentait les cinq continents adorant Napoléon IX … et ainsi de
suite étaient à l’honneur.
Dans
ce salmigondis de styles, il ne fallait pas oublier les peintres
extraterrestres tels que Selvarius, un Castorii, Vuimi, un Sestrissien, dont le
tableau bruissait - pas étonnant de la part d’un insectoïde - et Golmir un
ancêtre de Khrumpf. Dans ce cas-ci, il s’agissait d’un œuf sculpté comprenant,
à l’intérieur, peint à même la fragile coquille, Louis Jérôme Napoléon II
écrasant les pirates Haäns.
Quelques
pellicules bi dimensionnelles figuraient dans cette collection avec de
véritables pièces rares comme la célèbre et incontournable tétralogie d’Abel
Gance, le Iena, de Veit Harlan, le Napoléon IV d’Eisenstein, la Conquista
de la España de Luis Buñuel, l’épopée brésilienne des Conquistadores Napoléonides
de Manuel de Oliveira d’une durée approximative de quinze heures.

Cependant,
les reconstitutions tridimensionnelles avaient été volontairement omises car
elles exigeaient trop d’énergie électrique.
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